Qui suis-je?

Je suis Docteure en Philosophie politique et Éthique (Paris-Sorbonne); diplômée de Psychologie (Université Paris-Diderot) et de Psychanalyse (Université Paul-Valéry, Montpellier 3). Je suis également formée à la psychothérapie et à la pratique analytique à l’École des Hautes Études en Psychopathologies (EPHEP Paris). D’orientation freudienne et lacanienne, c’est l’une des trois écoles de psychothérapie agréées par l’État français.

Ma thèse de Philosophie, dirigée par Alain Renaut à Paris-Sorbonne, développe une critique des théories contemporaines de la justice sociale – au nom d’une amélioration de la condition des femmes et de l’organisation globale de la production.

Toujours à la Sorbonne, j’ai enseigné la Philosophie politique et l’Éthique pendant cinq ans et animé des ateliers d’orientation professionnelle pour les étudiant(e)s. Ces activités pédagogiques m’ont permis de constater l’efficacité d’une approche croisant réflexion philosophique, coaching, psychanalyse et thérapie de groupe.

La philosophie et la littérature enrichissent profondément mon travail thérapeutique. Dans la lignée de la psychothérapie et de la psychanalyse existentielles (Ludwig Binswanger, Irvin Yalom, Rollo May), je suis persuadée que le questionnement philosophique sur la vie humaine constitue un outil de soin et de développement personnel incontournable.

J’ai collaboré à des nombreux projets de recherche, dont un financé par l’Agence Nationale de la Recherche et incluant de brefs séjours au Canada (Université de Montréal) et au Cameroun (Université Catholique d’Afrique Centrale, Yaoundé).

Au sein d’un hôpital psychiatrique de jour, j’ai animé des ateliers de philosophie, de psychogénéalogie et d’analyse de l’actualité pour les patients. Dans un Centre Médico-Social Précoce (CAMSP), j’ai travaillé avec des enfants porteurs de handicap et leurs familles.

En milieu associatif et carcéral, j’assure le suivi psychologique de familles dont les enfants sont radicalisés et/ou partis en Syrie, ainsi que celui de certains jeunes ayant fait retour ou ayant voulu s’y rendre. Lors de ces actions de prévention, réinsertion et médiation familiale, je constate aussi l’efficacité d’un recours croisé à la psychothérapie et à la réflexion philosophique pour élaborer le vécu, la violence et traiter le stress post-traumatique.

Membre de l’Institut d’Éthique Contemporaine entre juin 2015 et juin 2016, j’ai organisé avec les autres membres du groupe des événements publics et des conférences pour encourager le débat philosophique et nourrir la réflexion éthique au sein de la société civile.

En tant que philosophe, je participe au groupe de recherche de l’Espace Éthique AP-HP  « Parents et soignants face à l’éthique en pédiatrie ».

A mon actif un long travail analytique et thérapeutique personnel, qui seul permet de comprendre, chez soi comme chez l’autre, processus inconscients et mécanismes de transfert.